WEISS, Louise. Au centre, tenant l’affiche de la Femme nouvelle, la journaliste Louise Weiss. Cette même année de 1935, elle organise une tournée dans toute la France où, accompagnée des militantes de La femme nouvelle, elle multiplie les happenings visant à faire parler du féminisme dans la presse. Malgré quelques avancées, 1918 marque pour les femmes une sorte de retour à la « normale » en France, et ce alors même que leur poids démographique comme leur rôle économique n’ont jamais été aussi importants dans la société. Droit de voter et d'être élue : elle entend bousculer l'inertie des élus nationaux par des méthodes radicales et fonde en 1934 l'association Les femmes nouvelles. En 1936, l’une des dernières manifestations pour le droit de vote des femmes, devant la chambre des députés. Elle est d'origine alsacienne. Ainsi, et à l’inverse de la Grande-Bretagne où le droit de vote (partiel et censitaire) est accordé aux femmes en 1918, les militantes françaises n’obtiennent toujours pas gain de cause. En 1935, 1 6852 bulletins de vote sont déposés en sa faveur. Pacifiste convaincue, elle perçoit qu'une routine sclérosante envahit désormais le fonctionnement de la SDN. La même année, elle fonde l’association « La Femme nouvelle » et … Durant la première guerre mondiale, la grande majorité des associations féministes françaises mettent leurs revendications entre parenthèses. Ce schéma se reproduit ensuite à quatre reprises (1925, 1927, 1932 et 1935), malgré les injonctions de plus en plus fermes de la Chambre appelant le gouvernement à user de son influence sur le Sénat. En 1934, elle fonde l'association La femme nouvelle, qui entend promouvoir une forme de militantisme pour le droit de vote des femmes plus radical et plus original, plus moderne aussi, inspiré par les suffragettes anglaises et américaines. Elle y signe son dernier article le 3 février 1934. Hébergé par Overblog. À elle seule, Maria entretenait la légende de la femme croque-mitaine, ogresse encline à dévorer les pauvres hommes ! Jane Nemo s’est par exemple fait connaître pour utiliser ouvertement des « hommes de paille » afin de se présenter indirectement à des élections à Paris. Louise Weiss, fondatrice de la revue L’Europe Nouvelle, prend contact avec les responsables des mouvements suffragistes afin d’établir un programme commun. Sa mère, Jeanne Félicie Javal est la fille de l'ingénieur et médecin Émile Javal, un des inventeurs de l'orthoptique. Jane Nemo regarde ailleurs, droit devant elle, dans la même direction que Maryse Demour. Il existe cependant d’autres figures féministes qui évoluent (relativement) à l’écart de ces deux associations. En mai 1935, elle se présente aux élections municipales, à Montmartre, où elle transforme de manière ironique des cartons à chapeaux en urnes et obtient 18 000 votes. La guerre avec l’Allemagne devient inévitable. Le Vote des Françaises, cent ans de débat, 1848-1944, Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 2012. Après avoir collaboré au journal Le Radical sous le pseudonyme masculin Louis Lefranc, elle écrit jusqu'en 1934 dans la revue hebdomadaire L'Europe nouvelle[3] - fondée avec le soutien financier du journaliste Hyacinthe Philouze, dont le premier numéro paraît le 12 janvier 1918 et le dernier en juin 1940. Elle entend utiliser ce journal pour diffuser sa volonté de pacifisme. Un square dans la Petite France à Strasbourg (Bas-Rhin). Titre : Centre de propagande pour le vote des femmes, Technique et autres indications : Centre de propagande pour le vote des femmes, dirigé par Louise Weiss, leader des associations féministes françaises. Une section Louise Weiss sera ouverte dans le musée du château des Rohan dans cette ville. Dans les années 20 et 30, l’UFSF et la LFDF voient le nombre de leurs membres considérablement augmenter (100 000 en 1935 pour L’UFSF). Pendant le conflit, nombre de femmes font cependant leur entrée dans le monde du travail où elles remplacent des hommes absents ou tombés au front, acquérant par ailleurs des responsabilités et une autonomie nouvelles qui nourrissent un désir d’émancipation. Il démissionne après l'annexion de l'Alsace-Lorraine en 1871. Femme de convictions et marquée par l'horreur du premier conflit mondial, elle cherche à rapprocher la France et l'Allemagne pour des intérêts publics. 8 mars 2020, journée internationalede lutte des femmes pour leurs droits.Le 8 mars, c'est toute l'année ! Depuis le milieu du XIXe siècle, la région de l’ancien Duché de Savoie et,... Une menace venue du Nord Jane Nemo s’est par exemple fait connaître pour utiliser ouvertement des « hommes de paille » afin de se présenter indirectement à des élections à Paris. En 1971, elle fonde à Strasbourg l'Institut des sciences de la paix. À elle seule, Maria entretenait la légende de la femme croque-mitaine, ogresse encline à dévorer les pauvres hommes ! Le nom même du Centre de propagande et la mine un peu malicieuse que Weiss et Simon arborent témoignent de ce militantisme d’un nouveau genre, qui inquiète les hommes politiques (que Louise Weiss n’hésite pas à prendre à partie jusqu’en bas de chez eux) ainsi que les autres militants féministes, plus traditionnelles. BARD, Christine. Devenue un "établissement libre d'enseignement supérieur", l'École de la Paix, rattachée à l'académie de Paris, alloue aussi des bourses d'étude et de voyage aux étudiants des Écoles normales d'instituteurs et institutrices pour former des missionnaires de la paix qui feront évoluer les mentalités. Centre de propagande pour le vote des femmes © Roger-Viollet, 1934, Montrouge, Front populaire. De Maria Vérone, elle dresse ce portrait acide « Le souvenir qu'elle me laisse est celui d'une avocate dont le grand talent n'éclipsait ni la méchanceté, ni le manque de grâce. Malgré quelques avancées, 1918 marque pour les femmes une sorte de retour à la « normale » en France, et ce alors même que leur poids démographique comme leur rôle économique n’ont jamais été aussi importants dans la société. La plus jeune d’entre elles, Hélène Roger-Viollet, semble apprécier la lecture de la lettre ou du document qu’elle teint dans les mains. Quels chapeaux et quels souliers ! On perçoit toutefois chez elles deux une certaine malice (petit sourire en coin), voire un air de défi (manière dont se tient et dont nous regarde Clara Simon). Autour d’une petite table couverte de papiers (lettres, bulletins et pétitions), on reconnaît, de gauche à droite : Maryse Demour (assise avec un chapeau), Hélène Roger-Viollet (debout, tenant une feuille à la main), Jane Nemo (assise), Louise Weiss (assise avec un chapeau) et Clara Simon (debout avec un chapeau). Original BMD. Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous : Docteur LI, ce médecin, ce lanceur d’alerte du coronavirus §§§, Pour l'avortement en Pologne, c'est un dur combat {}{}. Le 18 juin 1940, le général de Gaulle appelle au sursaut et à la résistance, mais Louise Weiss passe à côté de son destin qui aurait dû la pousser vers Londres et l'homme de la France libre. BARD, Christine. La promotion 2016-2017 des élèves de l'Ecole nationale d'administration (ENA) a choisi le nom de Louise Weiss[10]. La militante estime que l'accession des Françaises au … Plus que jamais, elle croit en l'efficacité de la SDN et, au début d'octobre 1924, elle accompagne Aristide Briand qui fait partie de la délégation française à la SDN et vient d'exprimer dans L'Europe Nouvelle son souhait de créer une « compagnie anonyme de la paix ». Affiche publicitaire pour l'établissement hydrothérapique de Divonne. Louise Weiss, Paris, Albin Michel, 1999. Louise Weiss, Paris, Albin Michel, 1999. Paris, février 1936, http://histoire-image.org/fr/etudes/louise-weiss-feministe-annees-1930. Le Suffrage universel en FranceParis, Aubier, 1991. Le Vote des Françaises, cent ans de débat, 1848-1944, Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 2012. André KERTESZ (1894 - 1985). Jane Nemo regarde ailleurs, droit devant elle, dans la même direction que Maryse Demour. Cette même année de 1935, elle organise une tournée dans toute la France où, accompagnée des militantes de La femme nouvelle, elle multiplie les happenings visant à faire parler du féminisme dans la presse. Elle écrit « les persécutions d'Adolf Hitler contre la « race maudite » laissaient la moyenne des Français encore incrédules, les atrocités de la Kristallnacht, à partir desquelles l'extermination des israélites de la Grande Allemagne avait été décidée, n'avaient pas autrement ému l'opinion publique, maintenue dans une ignorance délibérée par les partisans de la paix à tout prix, qui fermaient les yeux et se bouchaient les oreilles ». Le vote d’une loi en faveur du suffrage féminin échoue en raison de l’hostilité du Sénat. Une pancarte occupe le second plan de l’espace ainsi délimité, qui revendique pour les femmes, en lettres noires sur fond blanc, « le droit de vote aux prochaines élections » (celles d’avril-mai) et évoque, semble-t-il, leur « liberté ». Elle passe sa jeunesse à Paris, élève, notamment, au collège Sévigné et au lycée Molière. En France, le combat pour le droit de vote des femmes est principalement mené par les deux plus grandes organisations suffragistes que sont l’Union française pour le suffrage des femmes (UFSF) dirigée par Cécile Brunschvicg et la Ligue française pour le droit des femmes (LFDF) dirigée par Maria Verone. La période d’avant la Grande Guerre passe pour un âge d’or. La famille de sa mère, la famille Javal, est une riche famille alsacienne d'origine allemande, tchèque et juive[1], installée à Seppois-le-Bas et très engagée dans la vie publique. Elle organise des manifestations avec les membres de La Femme Nouvelle. Coups de cœur, coups de bec d'une habitante de Sant Nazer (44600). Elle fonde une association « La Femme Nouvelle ». femmes, et plus particulièrement sur leur droit de vote, qui, selon elle, pourrait contribuer à faire reculer la menace de la guerre. Elle crée un mouvement de propagande « La Femme Nouvelle » qui organise de nombreuses manifestations. En France, le combat pour le droit de vote des femmes est principalement mené par les deux plus grandes organisations suffragistes que sont l’Union française pour le suffrage des femmes (UFSF) dirigée par Cécile Brunschvicg et la Ligue française pour le droit des femmes (LFDF) dirigée par Maria Verone. Publié par La pintade rose Le tourisme thermal en Savoie Après l'annexion de l'Autriche par l'Allemagne, le 12 mars 1938, Louise Weiss fonde fin 1938 l'Union des Françaises décorées de la Légion d'honneur, comptant sur leur patriotisme pour promouvoir l'importance de la défense passive d'un "service national féminin". Parmi les lauréats, on compte Helmut Schmidt, Médecins sans frontières, Anouar el Sadate. En 1999, le nouveau bâtiment du Parlement européen à Strasbourg est nommé Louise Weiss en son honneur.